Je suis désolée

Je suis désolée. Je voudrais m’excuser pour toutes ces fois, comme hier, où je reporte sur toi mes malaises. 

Dans ces moments-là, je ne réalise pas tout ce que je t’envoie inconsciemment. Mais le soir même, oui, je réalise que je n’étais pas sincère. Je n’étais pas 100% présente et honnête.

Exemple de conversation authentique :

Si je pouvais faire marche arrière, je me préparerai. Je rassemblerait mon courage et ma vulnérabilité.  Et je commencerai la conversation comme suit :

Je suis désolée. J’ai de la difficulté à être responsable et réellement sincère avec toi ici et maintenant. Je suis vulnérable ces jours-ci pour certaines raisons. Je n’ai pas l’habitude d’être vulnérable devant quelqu’un. J’ai peur d’être jugée, d’être ridiculisée aussi. Ce sont mes vieilles peurs qui remontent.

Présentement, en te nommant tout cela, j’arrive à revenir dans la réalité. Je reconnais notre amitié, notre relation profonde. Je peux m’appuyer dessus pour revenir ici et maintenant.

Ma respiration est meilleure. Je me sens mieux.

Le fait de me montrer vulnérable devant toi, je me sens plus libre. C’est agréable.

Merci pour ton ouverture à m’entendre. J’avais juste besoin d’exister avec mon ressenti.

Est-ce que tu t’es senti(e) jugé(e) par moi hier ?

Que ce soit une amie, un de mes enfants, mon conjoint… peu importe. Le fait de se montrer vulnérable en relation attire la sincérité, l’authenticité.

Le pouvoir de « je suis désolée »

Lorsque nous réalisons que nous avons été défensif en relation, il est bon de vérifier avec la personne son propre ressenti. Cette vérification permet de revenir dans la réalité au lieu de nourrir l’imaginaire « il doit penser que… »,  » je suis sûre qu’il m’en veut/est fâché… ».

C’est pas grave d’avoir été défensif. Ce qui peut être plus gênant, ce serait de laisser passer et d’ignorer le malaise. Plus on attend, plus ça peut être difficile à exprimer, ou incompréhensible pour l’autre personne.

En effet, l’ego peut faire barrière certaines fois, et empêcher cette sincérité d’exister. Mais qui décide à bord de notre monde intérieur : est-ce l’ego ? est-ce l’émotion ? est-ce une négociation entre les deux ?

Aujourd’hui, ici et maintenant, nous pouvons choisir de transformer les choses/émotions pour être plus libre, plus présents en relation.

Pour finir, la pleine conscience est une excellente ressource pour être authentique en relation. L’automne est une belle saison pour se débarrasser de émotions plus « lourdes », plus difficiles à porter…

 

Puissent tous les êtres être heureux. Namasté !

Marie-Ange Galy

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