Je vais mal et c’est tant mieux !

Ça vous choque ou ça vous paraît normal ?

Récemment, j’ai vu le documentaire sur Télé-Québec La dictature du bonheur. Ce qui m’a frappé le plus, c’est de constater que la plupart des gens font la politique de l’autruche. Faire comme si tout allait bien, toujours. Ignorer ses vrais besoins.

Évidemment, les réseaux sociaux nous montrent l’image idéalisée de nos amis. Ils ne publient que leurs fiertés et bons coups, au mieux les moments où ils ont eu peur pour leur enfant. Les publicités nous prônent la perfection et l’idéal de soi.

En tant que mère, je suis supposée avoir des enfants heureux, polis, qui ont de l’humour et sont respectueux des adultes, tout le temps; une belle voiture toujours bien rangée, évidemment; je suis une femme musclée et je travaille, je vais en 5@7 mais je ne grossis jamais, je mange bio et local, je suis bénévole à droite à gauche, et tous les matins je fais du yoga et de la méditation. Pensez-vous que je suis heureuse ???

 

Alors, où réside le bonheur ?

Je vais vous répondre selon les expériences que j’ai vécues, et les enseignements que j’ai reçu. Je pense que la réponse à cette question diffère pour chaque personne.

Le bonheur c’est l’équilibre.

Au fond, c’est accepter ce que la vie nous offre de bon, ou nous apporte de plus difficile. Essayer de comprendre les épreuves que nous vivons comme des enseignements. S’adapter à notre milieu. Équilibrer entre prendre sa vie en main et faire confiance.

Je voudrais faire allusion ici au cycle naturel de la vie : il y a des cycles, et des adaptations constantes pour tous les êtres vivants sur Terre, dont nous faisons partie. Nos milliards d’atomes sont en constante transformation.

La plupart des parents que je connais, sont plus en sécurité avec la routine. Quelques fois cette routine devient une prison. Or, c’est dans la souplesse que la spontanéité de la vie peut surgir. Il est là l’équilibre délicat à trouver, entre le besoin d’établir une routine, tant pour l’enfant que pour le parent, et en même temps sortir de la routine, avec joie, pour aller vers un élan spontané. Je ne remet pas en question le principe de la routine. Ce que je remet en question, c’est la rigidité qui l’accompagne certaines fois.

Voici une citation de Colette Portelance :  » Quand nous décidons de ne plus dépenser d’énergie pour être autrement que ce que nous sommes, nous devenons libres et autonomes »*. Alors ce serait ça le bonheur : la liberté d’être soi ? Mais comment composer avec les personnes qui nous entourent ?

Identifier le besoin pour garder l’équilibre

Peut-être que, pour maintenir un équilibre, nous avons besoin d’apprendre à aller mal.

Concrètement : nous donner le droit de ne pas être bien. J’ai besoin d’être triste. J’ai besoin d’être en colère. Ou enfin, j’ai besoin d’être fatiguée, ou découragée. C’est vrai !  Pourquoi ce sont des besoins ? Parce qu’ils m’indiquent quelque chose ! Parce qu’ils me renseignent sur mon état intérieur, lorsque j’oublie d’écouter mes intuitions et mon propre avis.

Ainsi, si je suis en colère, c’est que je ne me suis pas respectée quelque part. Par exemple, si je me met en colère parce que je répète 5 fois gentiment à mon enfant (de 6 à 12 ans mettons), de vider sa boîte à lunch. Le besoin que j’ai oublié de prendre en compte, c’est de mettre une limite « je t’ai demandé 2 fois gentiment et tu ne l’as pas fait. C’est ta dernière chance. La conséquence sera que tu vas faire toi-même la vaisselle des contenants et ustensiles de ta boite à lunch. » Calmement. Je me respecte, et je respecte mon enfant en lui montrant la logique de la situation. C’est très bon pour lui et pour moi qu’il fasse la vaisselle s’il dépasse la limite claire.

Pour finir

Avant de résumer, évoquons la culpabilité qui vient avec les moments où nous nous sentons mal. Et bien elle peut camoufler le vrai besoin qu’on a de la difficulté à accepter nous-même. Je m’explique : je n’ai pas besoin d’être coupable. J’ai besoin d’être découragée. Si je suis découragée, c’est parce qu’en ce moment je n’arrive pas à tout gérer, je manque de temps pour respirer, et j’ai besoin d’aide, mais c’est difficile pour moi de l’assumer. Si je m’occupe de mon vrai besoin : ici, le besoin d’aide, alors la culpabilité disparaît…

  1. Écoutons nos intuitions profondes
  2. Identifions nos vrais besoins
  3. Donnons-nous le droit de ne pas aller bien (être jaloux, être triste, être épuisé, être découragé…)
  4. Occupons-nous de nos vrais besoins (je constate que les listes de besoins que je voulais vous partager ne me conviennent pas, je vous reviens avec une liste des besoins qui fait du sens pour moi)

 

Si vous avez besoin d’aide pour identifier votre équilibre, ou pour accepter vos vrais besoins, il me fera plaisir de vous accompagner pour quelques séances de Thérapie en relation d’aide 🙂

Marie-Ange Galy

 

Puissent tous les êtres être heureux !

 

  • Pour approfondir la notion d’image, je vous propose de lire un autre article
  • PORTELANCE Colette, L’acceptation et la lâcher-prise, Editions du Cram, 2014, page 211.

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